Vernissage: Alëxone Dizac – Alacrité @ Galerie Le Feuvre

 

      La galerie Le Feuvre est le nouveau point de rendez vous pour voir le travail d’Alëxone sur Paris et pour cette exposition solo du nom d’Alacrité l’artiste s’y mis au travail depuis avril. En effet l’espace qui lui est confié est plus grand que ceux dans lesquels il a exposé auparavant: une première salle vous acceuille en vitrine, puis une seconde se cache au sous sol tandis qu’une dernière se découvre au bout d’un long couloir. Autant dire qu’il faut être productif et imaginatif pour exploiter le lieu dans son intégralité mais c’est autant de plaisir pour nous qui sommes allé nous ravir les yeux ce soir au vernissage.

       Pour cette exposition ’Alëxone a vu grand, il a en effet réalisé plusieurs toiles dans des formats panoramiques si imposants qu’ils ne tolèrent aucune autre toile sur leurs murs. Les toiles d’Alëxone regorgeaient déjà de multiples détails, de superpositions, d’accumulations et autant vous dire que dans de tels formats on passe de longs moments à les scruter pour en découvrir les multiples personnages, explorer les différentes couches, les différentes strates. Moi qui n’avait jamais vu ces toiles de mes propres yeux j’ai été soufflé:c’est encore plus vrai que d’habitude voir les peintures en vrai n’a vraiment rien de comparable, faut vraiment faire le déplacement à la galerie. D’ailleurs c’est son plaisir à Alëxone de se perdre dans ses toiles dans cette forêt de personnages, de chercher comment à s’en sortir, retrouver son chemin.

      D’ailleurs l’artiste peint toujours plusieurs toiles en même et revient par intermittence progresser sur chacune. Parfois même, certaines toiles attendent le coup de pinceau final depuis des années et c’est là que ça devient encore plus intéressant: les toiles ne pas qu’un jeu de superposition mais constituent aussi différentes strates témoignant du style d’Alëxone au fil des années. Tel un mur dans la rue on vient recouvrir, on vient se mêler aux graffitis plus anciens. L’artiste explique aussi que c’est une manière pour les heureux possesseurs de ses peintures de ne pas s’en lasser, de toujours découvrir ou redécouvrir un recoin qu’on n’avait pas exploré, il veut en quelquesorte que les acheteurs en aient pour leur argent.

La pièce d’entrée de la galerie a été peinte dans des couleurs bien flashouilles et superbement décorée par l’artiste. Les peintures à la lumière des spots font exploser leurs couleurs.

      La fameuse sculpture dont Alëxone nous a fait le teasing ces dernières semaines. La patine est récente et la peinture du cheval toute fraîche. C’est encore un très beau travail de Yomek mais aussi un superbe travail d’artisanat pour le bronze et sa patine. Alëxone fait évoluer ses sculptures: le Micho qu’il avait exposé à la galerie LJ, pour son show Y a pas photo, était très beau mais il manquait un peu de la folie des toiles. Pour celle_ci on a une sculpture plus dynamique et qui mélange les styles, comme dans ses peintures.

      Une première pour cette exposition Alacrité: des gravures à l’eau forte réalisées par l’artiste. Accrochées le longdu couloir, elles sont un peu plus d’une dizaine et ont pour a peu près toutes été éditées à une dizaine d’exemplaires (et partent donc très vite). Alëxone oblige, ces estampes ne sont pas des estampes classiques, l’artiste a joué avec une machine à embosser pour réaliser des éléments graphiques en relief qui viennent mettre en scène les estampes ou les prolonger (alors ça ne se voit pas sur les photos ci_dessous mais on vous refera un post avec d’autres photos sous peu).   Ici l’une des toiles au format panoramique. L’artiste confie qu’il aimerait s’il pouvait ne plus faire que ce type de format, forcément en revenant sur des cadres plus petits on doit se sentir forcément à l’étroit et il aurait surtout moins de possibilité pour créer ces grand labyrinthes visuels. L’artiste a aussi récemment réalisé plusieurs fresques où il reprend ses techniques et sa démarche d’atelier en encore plus grand. Alëxone n’attend qu’une chose en réaliser encore plus.

      Chose assez inhabituelle pour les catalogues de galerie il faut l’avouer, celui d’Alacrité est un très bel objet. Vendu au prix d’une vingtaine d’euros c’était le support idéal pour repartir avec une dédicasse de l’artiste qui n’est pas avare de son temps

Bon il est à présent temps de se coucher, je vous laisse avec une galerie photos à regarder avant d’aller au lit histoire de faire de beaux rêves. Mais ne vous inquietez on revient sous peu avec un second article dans lequel on vous partagera les photos que l’on avait prises u peu plus au calme auparavant, on vous montrera un peu mieux les estampes, les toiles, on vous livrera quelques infos et anecdotes et on feuillettera ensemble le catalogue.

 

Alëxone - Alacrité - du 15 novembre au 15 décembre à la galerie Le Feuvre (Paris)

 
164 rue du Faubourg Saint-Honoré  75008 Paris | France

Du lundi au vendredi : 10 h 30 à 19 h - Samedi : 13h 30 à 19 h

Publié le 15-11-2012 dans art

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