Théo Mercier – All you can eat – Rencontre @ Yvon Lambert bookshop

      All You Can Eat, aux éditions Dilecta, est la première monographie du jeune artiste Théo Mercier, un artiste que beaucoup considérent comme très prometteur. Touche à tout, autodidacte, Théo Mercier est avant tout plasticien mais s’adonne aussi à la photographie ou à la peinture. Le fil rouge de son travail est l’humour avec une petite dose de gore, à l’image de la couverture du livre.

 

      Au fil des 144 pages de ce livre, on parcourt un catalogue des différentes réalisations de l’artiste comme ces sculptures de créatures improbables, dignes des séries Z, où le sexe et la mort sont souvent évoqués. Avec le menu proposé vous allez donc bouffer du crâne, du chybre et de la couille qui pendouille. On retrouvera les mêmes thèmes et la même ambiance dans des étonnantes natures mortes donc certaines existent en tant qu’installations tandis que d’autres n’existent que sous la forme de photographies. Pour en avoir vu certaines de mes propres yeux, elles sont assez fascinantes.

      Ce catalogue contient aussi quelques pages dédiées à sa performance pour le Vent des Forets 2011, Bientôt dans votre ville,  pour laquelle, associé à Christophe Hamaide-Pierson, il a réalisé un monstertruck-caravane plutôt couillu qui a fait son petit effet dans la cambrousse meusienne.

 

      On trouvera aussi quelques-un de ses collages photos (malheureusement sur un papier plus fin que le reste, et plutôt fragile) et des photos de ses réalisations pour l’événement Fantastic de Lille 3000 qui a participé à l’édition du livre.

      Pour éviter l’indigestion, on peut aussi, entre toutes ces photos, lire un essai de Tania Rivera, psychanalyste et professeur d’art au Brésil, un autre de Jean-Max Colard, journaliste aux Inrocks, critique d’art et maitre de conférence à Lille 3 et enfin un dernier de Stéphane Corréard, commissaire et collectionneur.

 

      Par ailleurs quelque chose que j’ai vraiment beaucoup aimé: on tombe à plusieurs reprises sur  des dialogues entre Théo Mercier et l’écrivain Jerôme Lambert dans lesquels se font face sur deux pages une oeuvre de l’artiste et une chanson de l’écrivain qui s’en inspire. Sans le son, les chansons se lisent plutôt comme des poèmes mais d’une part c’est à mon avis très réussi, le dialogue fonctionne à merveille et je trouve surtout que c’est une manière bien plus intéressante d’accompagner l’oeuvre plutôt que, comme trop souvent, y juxtaposer un texte redhibitoire écrit par un pseudo expert qui a une maitrise en pipeautage.

      Enfin les dernières pages de All You Can Eat se concluent sur un diaporama des oeuvres présentées avec nom, date, technique et provenance et quelques pages en anglais qui rassemblent tous les textes du livre traduits pour nos amis anglophones. Ces pages en anglais ont été choisies pour placer quelques photos de l’artiste au travail et de son atelier, on aurait peut-être préféré les voir mises plus en valuer dans une partie dédiée. Mais je chipotte car cette première monographie de l’artiste que vous pouvez vous procurer pour 25 euros est un achat qui me semble indispensable à tout amateur du travail de l’artiste.

 

 

      Je termine en vous disant que vous pourrez rencontrer Théo Mercier, ce vendredi 12 octobre dès 18h30  à la librairie Yvon Lambert, ce sera donc l’occasion parfaite, chers parisiens, de vous procurer votre exemplaire de All You Can Eat et par la même occasion de demander au jeune homme d’y poser sa signature ou quelques mots.

 

 Rencontre avec Théo Mercier pour la sortie de All You Can Eat le 12 octobre dès 18h30 à la librairie Yvon Lambert (108 rue Vieille du Temple, Paris)

 

 

 

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