Remed – Epiphysm @ David Bloch Gallery Marrakech

Petite revue en photos des derniers travaux qu’a réalisés Remed pour son exposition Epiphysm à la galerie David Bloch de Marrakech. Comme on vous l’avais dit précédemment c’est une exposition empreinte de la culture marocaine, que ce soit par la présence de certains sujets dans les toiles mais aussi de part la collaboration avec l’artisanat local pour la réalisation de certaines pièces qui sont disons le clairement une franche réussite.

 

On commence tout d’abord par cette tête de profil, d’un peu plus d’1m de hauteur, composée de typographie et entiérement réalisée en fer forgé. Sous la direction de l’artiste les artisants ont su parfaitement reproduire l’une des typos qu’il aime à utiliser, celle-ci ,tout en arabesque, se fond parfaitement dans l’art du moyen-orient. Elle s’intitule Savoir se trouver et ce sont d’ailleurs les premiers mots que l’on peut lire au travers cette tête.


 
Une autre grosse claque dans cette exposition c’est cette main de fatma (ou Khamsa) revisitée, tout en métal également. On peut l’admirer sous la forme d’une caisse lumineuse et on la trouve aussi nue, simplement posée sur un piédestal et jouant de sa transparence, il s’agit d’ailleurs là d’une édition à 8 exemplaires. La sculpture fait un petit mètre de haut (sans le pied), et certes, c’est cher, mais pas autant qu’on aurait pu l’imaginer. Cela aurait été un plus d’avoir un piedestal amovible, car l’objet aurait été aussi très beau accroché au mur, même si dans ce cas on profite moins des jeux d’ombre et de lumière.


 

Enfin Remed a également peint sur des cruches en terre cuite, il a appliqué ses formes géométriques, tout en gardant la même précision du trait, pour transformer ses céramiques en homme et femme assis, et ce en noir et blanc et aussi en couleur.

 

Même si on ne peut vous donner une vue à 360° on espère que vous pourrez tout de même en apprécier la beauté avec ces quelques photos.


 

Evidemment, cette exposition n’est pas constituée uniquement de collaborations et l’artiste avait travaillé sur de nombreuses peintures notamment durant sa résidence d’un mois à Marrakech pour mieux s’imprégner de l’atmosphère du pays.

 
 
Une peinture retiendra en particulier notre attention, Le Geste, dans un style plus freestyle qu’à l’accoutumée.


 

Le dyptique juste à côté, Habracadabrah Mars et Habracadabrah Venus (vous l’aurez compris, version homme et femme) est également très beau. Sur son flickr, Remed nous montre quelques étapes de la réalisation et l’on voit que différentes couches s’effacent tout en laissant leur traces pour que d’autres niveaux de lecture puissent venir s’ajouter ou peut-être pour juste y cacher un message secret. Il faudrait interroger l’artiste sur cette démarche, on n’y manquera pas si on a l’occasion de discuter avec lui.

 

Enfin quelques travaux réalisés pour des expositions précédentes, comme la série Dualité qu’on avait pu voir à la Carharrt Gallery, viennent nous rappeler la diversité du langage graphique de Remed (et sachez aussi pour ceux qui ont un petit budget que cette série mis à part le grand format est à prix très accessible, on vous encourage donc à contacter la galerie si ça vous intéresse).

Dernière petite chose, les visiteurs de la galerie auront l’occasion de voir l’une des gravures sur carrosserie de voiture qu’avait réalisée Remed il y a quelque mois. Un travail que l’artiste avait partagé sur internet et qui m’avait scotché tellement c’était beau: en enlevant la peinture de différents éléments d’une carrosserie dorée, Remed avait fait apparaitre tout un tas de symboles, d’écrits, avec un contraste or/argent de toute beauté, une recette d’alchimie de l’esprit gravée à jamais dans le métal avec un raffinement rappelant la splendeur des temps antiques mais sur un support on ne peut plus contemporain, tout simplement bluffant.

Vous allez dire qu’on n’a pas été avare de compliments mais il faut avouer que cette exposition est vraiment une réussite, Remed parvient à la fois à affirmer son univers et ses codes graphiques tout en nous étonnant avec des réalisations en volume à la fois en totale adéquation à la fois avec le lieu et son univers personnel. Dommage qu’il faille prendre l’avion pour voir ça de nos propres yeux mais si vous allez en vacances dans le coin l’exposition se termine mi janvier (et de toute manière si vous êtes à Marrakech après cette date il y aura forcément quelquechose d’intéressant à voir chez David Bloch).

 

Les photos de cet article ont été faites par David Bloch, Alëxone (et Remed aussi), merci à eux.

 

Remed – Epiphysm du 15 décembre au 12 janvier 2013 @ David Bloch Gallery Marrakech

 

 

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