Recap: The Dog @ Miami

Il y a un peu plus d’une semaine s’est tenue Art Basel Miami Beach et tous les autres événements annexes qui gravitent autour de la grande foire d’art contemporain américaine. Au milieu de ces événements annexes, il y avait The Dog, un espace hybride entre galerie et bar, un art bar comme le présentent les organisateurs du lieu. Parmi eux on retrouve Tim Biskup et quelques-uns de ses amis.

Comme vous pourrez le constater c’est Tim Biskup qui a peint la façade de ce lieu temporaire (la troupe de chiens qui pose devant c’est celle de The Barkhaus, un groupe d’éducateurs canins du coin). On peut y voir justement une tête de chien qui apparait au beau milieu d’une composition abstraite. C’est ce qui a donné le nom au lieu: plus qu’une tête de chien c’est cette idée de laisser cet élément figuratif  faire partie de l’œuvre, même si au départ il n’a rien à faire là et qu’il est apparu bien involontairement. Au lieu de la rejeter, Tim Biskup s’est emparé de cette tête de chien, comme un totem, la déclinant en peintures et en sculptures. Un nouveau personnage vient donc s’ajouter à ceux déjà connus chez l’artiste qui rouvre les portes d’un bestiaire qu’on croyait à jamais closes, après un départ vers des contrées plus abstraites.

A l’intérieur, Tim Biskup a investi le rez de chaussée. Il a recouvert les murs de dizaines de dessins réalisés au graphite. C’est une technique que l’artiste a développée depuis quelques temps déjà. En quelques gestes, à l’aide de sa barre de graphite qu’il vient frotter contre le papier, il crée des formes en ton de gris, tantôt abstraites, tantôt figuratives. Il avait démarré ça avec sa série Memories mais depuis Tim Biskup ne cesse d’imaginer de nouvelles œuvres avec cette technique. Elles sortent de son imaginaire à la chaine, puisant aussi bien dans la spontanéité du moment que dans ses thèmes et réalisations passées. Pour The Dog, il a réalisé une installation immersive, collant chacun de ses dessins sur des panneaux de bois, pour au final obtenir des compositions de couleurs et d’images assez folle, notamment mis en lumière par les spots colorés du bar.

Au niveau du bar justement, les verres colorés des bouteilles d’alcool se confondent avec les toutes dernières sculptures de l’artiste réalisées dans des résines translucides et colorées. Tim Biskup a réalisé en effet plusieurs séries de sculptures différentes reprenant ses têtes de chien. Il a repris cette technique de sculpture polygonale comme celle qu’il avait utilisée pour ses précédentes éditions en bronze (le Pollard et le Dragon Helper entre autres). On ne va cacher pas notre joie, ces nouvelles sculptures sont magiques et contactez l’artiste d’urgence si vous en voulez une.

On parle beaucoup de Tim Biskup car c’est l’un de nos artistes favoris mais il n’est pas le seul aux commandes de The Dog. En effet, le projet a été curaté par Christopher « Jillionaire » Leacock en collaboration avec Xavier Burt (de la galerie Slow Culture) et Poplife. Aussi, au niveau du toit, c’est un autre bar avec une piste de dance qui a accueilli les visiteurs. Cette fois c’est le collectif Mogollon (prononcez Mo-Go-Yon) accompagné du designer Stephen Burks qui se sont chargé de réaliser une autre installation intitulée Colorfield. On retrouve à nouveau un bar avec cette fois une piste de dance avec tout du long une grande fresque colorée basée sur des compositions géométriques. Devant la fresque se dressent d’autres compositions cette fois en volume aux allures de totems. Au dessus se dresse une canopée de rubans, plus de 1000m en tout représentant tous ces artistes, peintres, musiciens, designers, aussi différentes les uns des autres mais réunis ici autour d’une même envie de création. C’était surtout ça le concept de The Dog, revenir à une idée de l’art plus festive, où les frontières entre art, culture et musique se sont volatilisées pour redevenir quelque chose de populaire.

Pour conclure ce post à propos de The Dog, on vous informe que Tim Biskup vient de mettre en ligne un nouveau zine rassemblant quelques oeuvres réalisées pour l’occasion, il est dispo ici (il y a aussi une version signée un peu moins chère, les frais de port sont inclus par contre). Vous en verrez quelques pages ci-dessous avec aussi une série de photos en détail de son installation, des photos signées Sascha Bogojev.




Pics by Tim Biskup, Xavier Burt & Sascha Bogojev

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