Recap: Taku Obata – Bust A Move @ Jonathan Levine Gallery

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      Voici quelques photos de Bust A Move, la nouvelle expo solo de l’artiste japonais Taku Obata . C’est la Jonathan Levine gallery qui a eu le bon goût d’inviter le monsieur à présenter son travail pour la première fois aux Etats-Unis et on peut dire que ses sculptures de B-Boys ont rencontré un franc succès, notamment auprès de ses pairs. En effet du beau monde est venu se prendre en photo aux côtés de ses hip-hopers de bois, les Os Gemeos, Doze Green, Rostarr, Todd James et j’en passe. Mais il faut avouer que le travail de Taku ne peut que générer l’enthousiasme, il s’impose comme une évidence, il y a eu Edgar Degas et ses ballerines, et pour notre génération il y aura Taku Obata et ses B-Boyz. Oui on s’emporte un peu mais ça fait longtemps qu’on est fan.

 Taku Obata - bust a move - 17Taku Obata, en haut entre nos deux jumeaux brésiliens.


Taku Obata
 sculpte donc des danseurs hip-hop à l’échelle humaine mais aussi en taille plus réduite parfois. Avant d’entrer à la Tokyo National University of Fine Arts and MusicTaku Obata était déjà lui-même un BBoy, il danse depuis qu’il a 17 ans et fait partie du’un crew qui s’appelle Unityselections. Outre son talent, c’est sans nul doute cette expérience de la dance qui a permis à Taku Obata  de donner à ses sculptures un dynamisme sans pareil: les danseurs  sont figés, comme en train de faire un Freeze, mais l’artiste parvient pourtant à retranscrire et capturer l’énergie de leur mouvements.

 

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En effet Taku Obata sculpte l’inertie des vêtements, des cordons de capuche par exemple, il use même d’effets de rémanence visuelle avec notamment des chapeaux et masques futuristes qui s’allongent de manière surréaliste. Et puis il y a ce mélange entre cette tradition de la sculpture sur bois et cette culture hip-hop contemporaine et ses survets aux couleurs flashy. L’expo ne rassemble qu’une poignée de sculptures mais le crew de bois qui occupe la salle posent une atmosphère tout droit sorti d’un néo-tokyo de science fiction. Côté prix n’y pensez même pas, même les modèles de plus petite taille (18″) sont hors de prix, il y a certes quelques dessins qui sont sympas mais ne nous voilons pas la face, ce n’est pas la même chose. Alors on va continuer à rêver et surtout croiser les doigts pour qu’un jour l’artiste nous sorte une édition en vinyl ou résine à un prix plus abordable.

 

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All pics courtesy of Taku Obata & Jonathan Levine Gallery

 

Taku Obata – Bust A Move @ Jonathan Levine gallery
 

Jusqu’au 20 décembre à New York.

 

 

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