Recap: Maya Hayuk – Grow Room @ Alice Gallery

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       Jeudi soir, à la  Alice Gallery, c’était le vernissage de Grow Room, la nouvelle exposition personnelle de Maya Hayuk . L’artiste américaine revenait, un peu moins de 3 ans après Head Light, présenter ses dernières oeuvres à un public bruxellois (et d’ailleurs) déjà conquis d’avance. En vous rendant à la galerie, vous constaterez d’ailleurs que le mur qu’elle avait peint lors de sa première venue illumine toujours la rue du Pays de Liège. Cette fois-ci Maya Hayuk n’a pas réalisé de fresques murales, mais c’est pour mieux réserver ses talents pour le MIMA. Comme on vous l’a annoncé ici, Maya Hayuk participe à City Lights, l’expo inaugurale de ce nouveau lieu, et elle va donc rester à Bruxelles pendant deux semaines pour réaliser son installation là-bas. Nous ne manquerons pas de la croiser à nouveau lors de l’ouverture.

 

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      Mais parlons à présent de Grow Room, l’expo qui nous intéresse ici. C’est à nouveau à un festival de couleurs que nous convie Maya Hayuk. Que ce soit sur des petits panneaux de bois ou de très grands allant jusqu’à pratiquement 3m d’envergure, l’artiste déploie des compositions de couleurs vibrantes qui illuminent réellement l’espace. Ce n’est pas pour rien qu’elle prend part à l’expo City Lights: Maya Hayuk a cette capacité à apporté de la lumière dans la ville lorsqu’elle réalise des peintures dans la rue mais aussi dans nos maisons avec ses peintures studio. Ses peintures sont comme des fenêtres au par lesquelles la lumière entre et se décompose comme au travers de multiples prismes, il en ressort un vrai kaléidoscope de couleurs. Ces couleurs sont celles de la vie, celle de la lumière du Soleil, un Soleil qui est tantôt crépusculaire, avec des couleurs rose et bleu, tantôt à son zenith, on retrouve alors toutes les couleurs de son spectre lumineux.

 

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     La vie, au sens large, voilà ce que célèbre  Maya Hayuk dans ses oeuvres. Elle le dit elle même, son inspiration peut venir de n’importe où, de tout ce qui l’entoure. Elements essentiels de la vie, il y a tout d’abord cette lumière du Soleil dont nous avons parlée précédemment mais il y a aussi un autre élément essentiel, l’eau. En effet, sur toutes les peintures de l’artiste, on aperçoit des coulures de peintures. Certaines sont figées au beau milieu de la peinture, d’autres finissent leur course sur les bords du support. Sous la lumière des spots de la galerie, c’est parfois un vrai ruissellement qui se révèle à nos yeux. Leur mouvement, ici figé dans l’instant, symbolise la vie mais il est également le témoin de la générosité et de la joie qui s’emparent de l’artiste lorsqu’elle peint. Maya Hayuk s’amuse avec ces coulures comme avec les couleurs, elle vient recouvrir abondamment sa peinture ajoutant alors une dose d’aléatoire. Elle lâche alors prise en laissant l’Univers, ses lois physiques et son hasard entropique, ajouter sa contribution à l’oeuvre en prenant le contrôle de ces fameuses coulures, et en lui réservant à chaque fois la surprise du rendu final.
 

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     Disons quelques mots à propos de ce rendu qu’on les peintures de Maya Hayuk. On ne le dira jamais assez, voir les oeuvres en vrai n’a rien de comparable, et c’est encore plus le cas pour les peintures de Maya. Celles-ci ont une texture et une profondeur impressionnantes. L’artiste réalise à la fois des oeuvres très géométriques et d’autres au contraire très organiques. L’accrochage de Grow Room rend bien compte de cette dualité dans le travail de l’artiste. En ce qui concerne les oeuvres géométriques, le relief de la peinture donne à celle-ci un aspect très particulier, on pourrait croire que l’artiste a déposé des bandes de tissus colorés, qu’elle a croisées encore et encore. Ce rendu n’est pas anodin: Maya Hayuk est originaire d’Ukraine et durant son enfance ses grand-mères lui ont appris à réaliser des broderies et autres objets artisanaux. On retrouve dans son oeuvre l’influence de l’artisanat ukrainien, certaines de ces peintures semblent être tissées de fil de peinture, dessinant des motifs en losange exemple. L’aspect est vraiment superbe d’autant plus qu’en jouant avec les couleurs, l’artiste y ajoute une profondeur sans pareil. Reprenons les losanges dont nous avons parlés: ils semblent tellement profonds qu’ils apparaissent comme des portails magiques qu’on pourrait traverser. Certains diront qu’on pourrait aussi y voir un sexe féminin, mais n’est-ce pas la porte d’entrée vers la vie, cette vie qu’on retrouve dans toute l’oeuvre de l’artiste?

 

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     L’expo est visible jusqu’au 29 avril prochain. Si vous n’êtes pas loin de Bruxelles courez-y! Si vous habitez un peu plus loin on vous conseillera alors d’attendre le 24 mars comme ça vous pourrez en profiter pour découvrir le MIMA. N’oubliez pas non plus qu’à quelques mètres se tient l’expo de Mon Colonel & Spit à Encore Brussels, l’autre espace de la Alice Gallery, elle est visible également jusque fin avril. A présent place aux photos et aussi à la vidéo que nous vous avons réalisée, en espérant que ça vous donne envie d’aller voir l’expo de vos propres yeux. Pour notre part, dans l’équipe nous n’étions pas forcément tous des fans absolus de son travail. Mais après ce vernissage nous sommes tous convaincus d’une chose, l’effet good vibes des peintures de Maya Hayuk.

 

 
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All pics courtesy of Maya Hayuk & Alice Gallery

 
 
 
Maya Hayuk – Grow Room @ Alice Gallery
 
Jusqu’au 29 avril 2016 à Bruxelles

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