Recap: FIAC 2017 – Part 2

      Après notre premier post qui faisait la part belle aux présentations solos, voici un second recap de ce qu’on a retenu de cette FIAC 2017.

      Sur le stand de la galerie CLEARING, on pouvait voir un grand dessin de Calvin Marcus, réalisé une fois de plus au baton d’huile sur toile, une des sculptures de Marguerite Humeau échappée de sa dernière expo Riddles qui avait eu lieu en mai dernier. Cette tête déjà inquiétante, vient émettre de temps à temps des sons qui viennent aussi troubler le silence, l’expérience est difficile à apprécier pleinement, la FIAC n’étant pas l’endroit le plus silencieux du monde. Le mélange science ultramoderne très froide et mythologie développé par l’artiste est assez fascinant mais il y avait aussi une belle peinture d’Harold Ancart pour ceux qui préfèraient se relaxer l’esprit.

      Le stand de la galerie Perrotin était on ne peut mieux placé, à l’entrée, et accueillait les visiteurs avec une grande sculpture flamboyante signée Murakami. Derrière cette oeuvre clinquante, on pouvait apprécier quelque chose de diamétralement opposé, un énième chapitre du roman photo autobiographique de Sophie Calle dans lequel elle nous parle de la mort de son chat Souris, c’est toujours plein d’émotion avec un brin d’humour un peu absurde. Tout en bas c’est une peinture de Bernard Frize.

      Dans les premières allées on a découvert le travail de l’artiste allemande Kerstin Brätsch avec notamment trois grand formats papier de sa série Unstable Talismanic Renderings. On ne se rend pas bien compte sur les images mais ces grands formats papier, fixés avec de grands aimants sont immenses. Face à eux on a l’impression d’être devant un grand portail cosmique, en trip shamanique et la séquence star gate de 2001 l’odyssée de l’espace. En fait l’artiste a collaboré avec Dirk Lange, marbreur réputé qui l’a aidée a réalisr ces grands papier marbrés. L’artiste voulait rompre totalement avec la manière de peindre habituelle: pour réaliser ces oeuvres elle n’utilise plus de pinceaux ou d’autre outils elle laisse tomber la peinture sur la surface liquide (pour mieux comprendre jetez un oeil à cette vidéo qui présente le principe de la marbrure). L’artiste laisse alors le reste du travail à la gravité et à la mécanique des fluides. Cette confrontation aux éléments, figée sur le papier a un rendu totalement fou, avec des effets lumineux qui rappellent la beauté des aurores boréales ou des reflets dans l’eau. Au centre telles des entités cosmiques, des visages se dessinent et viennent à notre rencontre.

       La galerie Miguel Abreu présentait les derniers travaux de Pieter Schoolwerth, dans la continuité de son expo Model as Painting. Ces travaux auraient tout à fait leur place dans la série d’expo Post Analog Paintings de la galerie The Hole, leur élaboration est le fruit d’un raisonnement et d’un processus complexe et pour mieux comprendre on vous invite à regarder les premières minutes de la vidéo ci-dessous.


      Nous continuons avec quelques peintures et sculptures. Ici un joli trio épuré de Tom Wesselmann, Thomas Houseago et Giuseppe Penone, trois pièces qui dialoguent entre elles de manière fortuite le temps de la foire.

      L’an passé, du côté de Josh Smith on avait vu deux peintures de squelettes dans des teintes froides, cette année c’est deux peintures de la faucheuse dans des tons beaucoup plus chauds.

Face à face entre Pope.L et Eddie Martinez chez Mitchell-Innes & Nash.

      Plusieurs peintures d’Avery K Singer étaient présentes à la fiac, on vous a mis notre préférée car les nouvelles nous ont laissés un peu dubitatifs. Pour info vous pouvez actuellement voir son travail dans l’expo Days are Dogs au Palais de Tokyo.

      La galerie Schloss présentait un accrochage de dessins de l’artiste belge Agnes Moraux, comme vous pourrez le constater elle s’est intéressée pour cette exposition à la partie la plus tenace de notre corps, les dents.

     Marcel Dzama était à nouveau présent avec l’une de ses dernières oeuvres sur papier sur le thème de la révolution.

Une peinture d’Austin Lee 

Une autre de Jonathan Meese

Des dessins de Tom of Finland

      PACE nous a ressorti une grande sculpture en bronze de l’artiste Raqib Shaw et qui faisait partie de son exposition Paradise Lost de 2013. A la FIAC, cet arbre habité par de multiples êtres anthropomorphe était une vrai attraction, il faut dire que la scène est assez épique à regarder, une sorte de grande allégorie mythologique qui se déroule en volume.

Quelques autres oeuvres:

Et on termine cette deuxième session avec une série de sculptures en vrac.

  

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