Michael Rey @ Office Baroque

            Michael Rey est un artiste américain, résidant à Los Angeles. Il présente actuellement son second solo show chez Office Baroque à Bruxelles, cette exposition est à voir jusqu’au 8 avril prochain dans leur espace de la rue Ravenstein. Nous sommes tombés par hasard sur son travail et avant immédiatement été intrigués par ses oeuvres entre peintures et sculptures.

 

      Pour vous faire partager au mieux le travail qu’il expose ici, nous sommes allés faire quelques photos des oeuvres en détail afin de mieux vous rendre compte de leur aspect particulier. Michael Rey a développé une technique avec laquelle il vient recouvrir des panneaux de bois de fines couches plasticine, autrement dit de la pâte à modeler, qu’il vient ensuite recouvrir de peinture à l’huile. Les étranges formes à la symétrie parfaite qu’a créée l’artiste ont ainsi une texture proche de la peau humaine, des reliefs épidermiques se révèlant sous la lumière rasante. Il faut savoir aussi que la plasticine est une matière qui ne sèche jamais, elle garde un aspect limite suintant et surtout conserve sa fragilité. Exposées à la moindre griffure, au moindre contact un peu appuyé qui altérerait sa surface pour toujours, les oeuvres de Michael Rey sont des plus vulnérables, comme une anomalie dans le monde des sculptures.

      L’autre point troublant que l’on note en regardant les réalisations de l’artiste, ce sont ces trous percés dans la surface. Une alteration mécanique, industrielle qui vient trancher avec l’aspect organique des oeuvres. Ces petits vides dans la structure qu’on retrouve également sur un banc posé au milieu de la galerie posent alors un nouveau doute: est-ce que ces oeuvres ,qu’on pensait au départ à mi-chemin entre peintures et sculptures, ne seraient finalement pas des objets, et si tel est le cas quel serait leur fonction? Ce sont toutes ces questions qui rendent le travail de Michael Rey pour le moins fascinant, on pense au premier abord à des organes, certaines extrémités aux formes pointues évoquent des cornes ou des armes. Mais pour encore plus brouiller les pistes, l’artiste se livre à une espèce de classement scientifique improbable de ses réalisations, donnant à chacune un nom et une définition des plus déconcertantes. Nous vous avons mis sous quelques unes de nos photos ces définitions imaginées par l’artiste mais évidemment cela n’a qu’un but, vous inviter à faire votre propre travail d’analyse et de classification pour créer votre taxonomie personnelle du travail de l’artiste.

« J-III: The suspended state of the proletariat. A sugar-based badge of magic and power »

« Gaba-Stobbe: Humid and Obtuse. »

« VOLPKE: A celestial blanket cast over bones and wet cement. »

« Elipzo-Bome:(Precambrian junkfood). »

« Jockte Lakid: A breath-filled sac at war with the brain. The currency of electrocuted trees. »

Installation view courtesy of Office Baroque & Michael Rey.

 

Michael Rey @Office Baroque

Jusqu’au 8 avril 2017 à Bruxelles.

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