L’Attrape Rêve – Grand Opening – L’interview

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    Paul et Mélissa Pinceloup, les deux initiateurs du collectif L’Attrape Rêve, inaugureront ce jeudi 28 février la galerie du même nom avec le vernissage d’une exposition intitulée RÊVES, un nouveau challenge pour ces deux passionnés partis de rien, avec leur seule motivation comme bagage. On est allé à leur rencontre pour parler de la galerie évidemment, mais aussi des origines du collectif et de l’aventure qu’a été le fanzine du même nom.

 

L’Attrape Rêve galerie ouvre jeudi (le 28 février) avec une expo collective autour de la thématique du rêve. Pouvez vous nous expliquer un petit peu ce qu’on va pouvoir y voir ?

Paul : Nous avons demandé à
 treize 
artistes
 de faire un dessin autour du rêve, c’est tout ce qu’on leur a demandé. Nous leur avons simplement imposé un format assez grand, soit du 60×80 soit du 70×100 cm.

Mélissa : Au 
départ,
nous 
n’avions 
demandé
 que 
des
 dessins
 originaux
 mais 
trois 
artistes
 ont 
proposé 
une
 sérigraphie
 ou
 un 
giclé
 print 
à 
tirage 
unique. 
Et 
Tyrsa,
 qui 
a 
pris
 en 
charge 
l’identité 
visuelle 
de 
notre 
lieu, 
mettra
 en 
vente 
dix 
prints 
de
 son 
oeuvre 
originale. 
Nous 
voulions 
à 
la
 fois 
présenter
 l’esprit
 de 
la
 galerie
 mais 
aussi 
sa
 future 
programmation.
 Ces
treize
 artistes 
ont
 tous 
contribué 
de 
près 
ou 
de 
loin 
à 
notre 
fanzine, 
chacun 
à 
sa
 manière.

559697_10151481311749668_1101783572_nTyrsa sera de la party ce jeudi.

 

Toutes les oeuvres seront à vendre?

Paul : Bien sûr. L’un des enjeux de la galerie est de trouver des acheteurs, il s’agit d’amener l’illustration et le graphisme dans le domaine de l’art contemporain. Nous voulons travailler sur le développement des artistes.
Mélissa : Il s’agit aussi de faire monter leur côte, de redonner la juste valeur à leur travail et leur talent.
Paul : Tous ces artistes sont souvent exposés dans des expositions collectives mais faire une exposition personnelle reste beaucoup moins évident.
Mélissa : Il n’y a que quelques galeries à Paris qui s’intéressent à ce genre de catalogues pour le moment. D’autre part nous souhaitons nous démarquer de ces autres galeries…. Au delà de vendre simplement des oeuvres nous avons une démarche particulière: nous voulons garder le concept de L’Attrape Rêve Fanzine qui était de donner des cartes blanches à des artistes, et appliquer ce concept à un lieu dans sa globalité. Pour cela nous avons créé dans la galerie une partie atelier une 
partie 
 »atelier » 
dans 
laquelle 
nous 
inviterons chaque artiste à faire une résidence dans la galerie même, et ce pendant la durée de son choix. Il aura par conséquent un contact direct avec le public qui va pouvoir assister à la résidence. Puis à la fin de celle-ci, nous ferons le vernissage de l’exposition achevée.

 

Suite à la création du collectif et de votre fanzine, est-ce que ce nouveau projet a été difficile à monter?
Paul : C’est mon meilleur ami, Alexis Guillaumont, qui nous a filé un coup de pouce pour pouvoir concrétiser ce projet. Il souhaitait depuis très longtemps travailler avec nous et du coup c’était l’occasion rêvée. Il m’a dit ”je finance”, c’est aussi simple que ça. Ce qui est bien dans cette histoire, c’est que nous restons vraiment en famille car il y a aussi Sarah Szames avec qui nous avons créé le fanzine et qui va continuer à travailler avec nous sur notre maison d’édition… Oui! En même temps que la galerie, nous allons créer les Éditions ATR!

 

On parle forcément beaucoup du fanzine et du collectif. Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, j’ai envie de revenir un peu aux sources de L’Attrape Rêve, de revenir au collectif que vous avez créé tous les deux en 2007 à Nice.

Paul : Nous sommes issus du Conservatoire à Rayonnement Régional de Nice, en classe d’art dramatique. Mélissa est comédienne et moi, metteur en scène. Nous pratiquons un théâtre qui est très visuel avec une polyvalence de tous les arts: danse, création vidéos, création musicale… De Nice, nous sommes ensuite montés à Paris. Nous avons monté une première pièce, Plastique, qui a été un succès public…
Mélissa : …mais pas financier!
Paul : C’est vrai. La pièce a été très bien acceuillie par le public mais très peu de monde est venu. Donc nous nous sommes demandés comment nous pouvions exister au milieu de toute cette concurrence parisienne.
Mélissa : C’est à ce moment là que nous avons créé L’Attrape Rêve Fanzine dont l’un des objectifs premiers était de nous donner assez de visibilité, assez pour remplir une salle de théâtre.

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Le dessin d’Amandine Urruty que vous pourrez admirer dès jeudi

 

Ce groupe était donc plutôt constitué de gens isssus du théâtre au début. Mais par la suite, des illustrateurs, des photographes sont venus se greffer au collectif. Est-ce que cette mixité a été vecteur de collaborations intéressantes voire étonnantes?
Paul : Oui évidemment. Par exemple Ghislain Garlin a travaillé sur tous les décors de Dom Juan, une pièce qu’on a jouée en 2011 au théâtre Clavel, une version que nous voulions très contemporaine projetée dans un monde chaotique. Ghislain a réalisé toute l’animation 3D des vidéos, les décors étaient projetés sur un immense écran derrière les comédiens. Malheureusement le spectacle n’a été joué que deux fois, il y avait beaucoup d’acteurs et c’était une logistique très difficile à gérer. En revanche la pièce a été un succés, c’était génial
Mélissa : Nous avons vraiment été surpris par le monde qui était venu grâce au fanzine.

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Deux des décors réalisés par Ghislain Garlin pour Dom Juam

 

Enchainons justement avec L’Attrape Rêve Fanzine que vous créez en 2011 avec Sarah Szames. Comment le projet a été initié?
Mélissa : A la base, Sarah, Paul et moi sommes tous les trois les investisseurs, les initiateurs et rédacteurs en chef de 
L’Attrape Rêve Fanzine.
Paul : Nous étions assis un dimanche après midi pluvieux chez Sarah et on s’est dit  »viens on fait un fanzine », voilà comment ça a commencé, vraiment.
Mélissa : Par la suite nous avons créé le concept de la carte blanche avec Ghislain Garlin qui 
est
 le 
premier
 artiste
 que 
nous 
avons 
vraiment 
rencontré 
et 
avec 
qui, une 
vraie 
collaboration 
artistique 
est 
née.

 

Comment s’est faite cette rencontre avec Ghislain?
Paul : Nous sommes allés voir une de ses expositions et sommes tombés fous amoureux de son travail. Nous nous sommes dit qu’il fallait qu’on fasse plus qu’une simple interview avec lui.
Mélissa : Plus qu’un premier rapport professionnel, nous avons eu un coup de foudre humain, humain et artistique, Ghislain est immédiatement devenu un super pote. Nous avons toujours fonctionné de cette manière. Le fait qu’il s’investisse et qu’il ait continué à s’investir sur un tas d’événements de L’Attrape Rêve est venu naturellement. C’est Ghislain, par exemple, qui nous a fait rencontré Koa et McBess et avec qui nous avons organisé une dédicace pour le fanzine issue#1. En fait, c’est lui l’élément déclencheur. Evidemment, il fait partie de l’expo collective et il aura par la suite son exposition personnelle.
Paul : Au delà de ça, c’est un mec qui a un talent incroyable, qui est constamment en recherche, et qui ne reste pas sur ses acquis. Il mérite d’être beaucoup plus connu je pense et justement il fait parti des artistes qu’on a envie de vendre et de défendre à fond. Que dire de plus sur Ghislain Guerlain à part que  »on t’aime Ghislain Garlin ».

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Le premier numéro du fanzine, avec Ghislain Garlin pour la carte blanche (et la couv)

 

Pour le fanzine vous en êtes à cinq issues plus un hors série, ça vous fait une bonne petite expérience dans le domaine. Vous auriez des conseils à donner à des gens qui voudraient faire la même chose ?
Mélissa : Le
 retour
 principal
 que
 nous 
avons 
eu 
sur L’Attrape Rêve Fanzine 
est 
que 
son
 succés 
est 
du 
à 
sa
 polyvalence.
Paul : Oui, ça parlait à la fois d’illustrations, de photographies, de graphisme, de musique, d’écriture, on a même parlé de théâtre!
Mélissa : C’était un fanzine assez populaire en fait, pas du tout élitiste.

 

On en a beaucoup parlé aussi sur le web.
Mélissa : Oui, la communication a joué un rôle majeur.
Paul : Ca dépend de ce que tu as envie de faire… Dans notre cas, c’est devenu un magazine donc forcément il a fallu carburer sur la promotion, la distribution, l’événementiel…
Mélissa : Il faut quand même préciser qu’au tout début, lorsqu’on on a eu l’idée de faire ce fanzine, nous étions partis sur l’idée d’un petit objet photocopié, agrafé à la main, vendu à trois euros… Deux mois plus tard, nous nous retrouvions avec un bouquin de 200 pages!

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Vous aviez tellement de matière première que ça ne tenait plus dans le fanzine de base ?
Paul : Nous nous sommes surtout dit que, quitte à dépenser de l’argent et du temps dans ce projet, il fallait le faire à fond! Au final c’est un projet d’édition, on a seulement gardé l’intitulé  »fanzine » pour le format.

 

Toujours dans l’optique de partager votre expérience, avez-vous rencontré beaucoup de difficultés en terme de temps, d’argent ? J’imagine que ça devait souvent être la course pour boucler les numéros ?.
Mélissa : C’était le jeu à chaque fois.
Paul : C’est bien simple… pour rééditer un fanzine il faut que tu en aies vendu suffisamment, par conséquent nous avons réinvesti de l’argent de notre poche plusieurs fois. Notre premier numéro a été édité à 500 exemplaires, c’était un peu trop!
Mélissa : Nous avons fait des erreurs de débutants. Avant de publier le numéro de McBess (l’issue#4), nous avons cru qu’on allait devoir arrêter le fanzine ; et c’est justement la carte blanche de McBess qui nous a relancé parce que la totalité des exemplaires a été vendue en moins d’une semaine! Les trois quart des stocks étaient même déjà partis le soir du lancement.
Paul :  »McBess tu nous a sauvés ». Mais on se disait qu’on n’allait pas s’arrêter là, qu’il fallait en faire un autre et que ça nous amènerait forcément quelque part à un moment donné.
Mélissa : Nous avons aussi beaucoup misé sur l’évènementiel, sur la rencontre directe avec le public et nous avons eu le soutien et l’appui de nombreux lieux parisiens.
Paul : Nous avons eu énormément de chance… surtout qu’on débarquait de nulle part!
Mélissa : Il faut dire aussi que le fanzine ne nous a apporté que des échos positifs, que ce soit du côté des artistes ou du public. C’est justement à tous ces artistes que nous devons notre crédibilité et c’est encore eux qui nous ont poussés à ouvrir la galerie.

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Le numéro de McBess

 

Et justement, comment les rencontres se sont faites avec les artistes ? On a compris que Ghislain Garlin a été à l’origine de pas mal de connexions mais ensuite ?
Paul : Nous avons juste demandé et les mecs nous ont répondu, c’est incroyable.
Mélissa : Pour le numéro hors série, par exemple, nous y avons été au culot, en les contactant directement par mail, avec notre anglais approximatif. Et sur dix artistes, il y en avait peut-être huit qui nous répondaient et quasiment tout le temps de manière positive. Nous avons été surpris parce que nous pensions que c’était des gens complètement inaccessibles.
Paul : D’ailleurs, leur contribution a toujours été gratuite, de toute façon nous n’avions financièrement pas le choix. Nous qui venons du théâtre, je n’en reviens pas de la générosité de tous ces artistes
 

À l’époque, vous avez choisi le support papier, plutôt qu’un média internet. Pourquoi? Surtout que le fanzine était à la base en noir et blanc, ce qui peut être très limitant pour certains de vos artistes à l’univers très coloré
Paul : C’est pour ça que nous sommes passés à la couleur par la suite, le noir et blanc du départ c’était pour conserver l’esprit  »fanzine ».
Mélissa : Par rapport à la question du média internet, nous avons toujours aimé les objets et nous voulions en faire un qui se collectionne. Nous avons toujours imaginé ces fanzines rangés dans une bibliothèque
Paul : Peut-être aussi parce que nous sommes des gens issus du théâtre et que nous adorons les livres… Je ne suis, par exemple, pas prêt à acheter un ipad pour lire un bouquin!

 

Pour en terminer avec le fanzine, la question qu’on se pose à présent avec l’ouverture de la galerie est est-ce qu’il va s’arrêter ?
Paul : Tel qu’il a été, L’Attrape Rêve Fanzine n’existera plus.
Mélissa : Mais nous créons en revanche les Éditions ATR qui sortiront des livres, des vrais livres, pas des magazines. Nous souhaitons publier, si possible à chaque exposition, un livre qui sera dédié à l’artiste exposant dans notre galerie… une sorte de grosse carte blanche! Par ailleurs, nous aimerions continuer d’éditer L’Attrape Rêve Fanzine mais sous une autre forme, en conservant le même format mais en ne présentant plus que des nouveaux et jeunes artistes. Il ne contiendrait que du dessin et il n’y aurait plus d’aspect rédactionnel mis à part unédito succinct. Nous avons encore des tas de jeunes artistes qui nous envoient des mails, sans compter ceux qui sont apparus dans le fanzine via la carte blanche

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L’Attrape Rêve Fanzine en version couleur

 

Reparlons à présent de la galerie. Excepté pour l’exposition collective qui va inaugurer le lieu, vous partez sur l’idée de reprendre le concept de liberté laissée à l’artiste développée dans le fanzine, de réadapter ce concept sous la forme d’une résidence dans la galerie. Comment ça va se passer au niveau de l’organisation?
Mélissa : Le but du jeu est que l’artiste arrive avec un petit peu de travail en amont, histoire de pas avoir les murs vierges. Nous avons bouclé la programmation jusqu’à mi 2014 donc les artistes sont prévenus à l’avance, ils ne devraient pas arriver les mains vides.
 
Et du coup, il va y avoir deux vernissages ?
Paul : Non, un seul aura lieu, celui de l’exposition qui démarrera au terme de la résidence, avec tout le travail réalisé sur place. Nous allons cependant communiquer sur l’arrivée de l’artiste afin que les gens soient au courant. Ils pourront dès lors passer à la galerie pour le voir en plein travail.
Mélissa : La durée de l’exposition plus la résidence fera en tout et pour tout deux mois. Par conséquent suivant la durée de la résidence nous ajusterons la durée de l’exposition. Certains artistes ne pourront rester en résidence qu’une semaine, d’autres pourront rester jusqu’à un mois.

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Va-t-on retrouver à la galerie L’Attrape Rêve la diversité des créations (dessin, littérature,photo,..) qu’on avait dans le fanzine, soit par le biais des artistes choisis pour exposer soit parle biais d’événements divers (performances, rencontres, signatures…) ?
Paul : Pour le moment je dirais que rien n’est fixé mais tout est possible, nous attendons les propositions des gens. Par exemple, je peux vous annoncer qu’entre l’exposition collective RÊVES et la suivante qui sera celle des LVL STUDIO, nous avons deux semaines de battements. Pendant ces deux semaines, Amandine Urruty et Nicolas Barrome vont prendre le lieu d’assaut, en faisant durant une semaine une fresque murale à l’intérieur de la galerie. Une fois qu’ils auront fini, on organisera une grosse soirée pour que les gens viennent voir le résultat.
Mélissa : Nous voulons surtout faire ça dans un esprit ludique!
Paul : Et ça c’est leur proposition, c’est eux qui sont venus nous voir. Donc nous sommes vraiment ouverts à tout.

 

Vous venez de le dire, la prochaine exposition et donc la première résidence sera celle des LVL STUDIO ?
Paul : En effet, ils devraient faire en ce qui les concerne une résidence d’une dizaine de jours
Mélissa : Ils nous ont parlé d’installations, de volumes, de vidéoprojection, d’interventions murales, ils bossent sur plein de supports différents donc je pense que ça va être très intéressant
Paul : Ils ont un univers très coloré, très pop, très graphique bref très LVL STUDIO. Pour cette exposition, le bouquin des Éditions ATR qu’ils vont réaliser sera une rétrospective de tout leur travail.

 

ATR opening itw 19 In Pastel We Trust  – LVL STUDIO™ © 2012

 

J’ai une petite question qui me trotte dans la tête… Vous avez parlé d’artstore pour la galerie, qu’est-ce qui se cache derrière ce mot?

Paul : : Il n’y aura pas que des tableaux à la galerie, il y aura aussi des produits dérivés mais toujours en rapport direct avec l’exposition en court. Par exemple, pour l’exposition de LVL Studios, nous allons distribuer des Tshirts et tote bag de leur collection personnelle.

 

Dernière question, vous m’avez un peu parlé des artistes qui vont prochainement exposer dans la galerie (on ne va rien dévoiler pour le moment mais il suffit de piocher dans l’expo collective de jeudi). Est-ce que la galerie est ouverte à d’autres artistes qu’on n’aurait pas vus dans le fanzine ?
Mélissa : Complètement! Mais pour l’instant, nous en avons tellement rencontrés grâce au fanzine qu’on va d’abord privilégier ceux-là. On mise beaucoup sur le relationnel et le rapport humain, et les artistes qu’on connait ce sont devenus nos amis mais le concept est applicable à n’importe quel artiste!

 

Bon c’est la fin de l’interview, je vous remercie beaucoup pour votre temps, avez-vous quelquechose à ajouter ?
Paul : Merci à tous de nous avoir suivi, vivement le 28!
Mélissa : Oui et merci aux artistes, merci au public et aux professionnels qui nous ont supporté car c’est grâce à eux tous qu’on ouvre cette galerie.

 


 

RÊVES @ L’Attrape Rêve, inauguration de la galerie et vernissage le 28 janvier à partir de 18h

 

c’est au 15 rue Jean Macé (métro Charonne)

 

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