Guy Yanai – Love of Beginnings @ Galerie Derouillon


 
      La galerie Derouillon accueille actuellement une nouvelle exposition personnelle de Guy Yanai. Intitulée Love of Beginnings, celle-ci s’articule autour d’un trio de grands formats présentées dans un écrin rose pastel accompagnés de quelques autres peintures de taille plus réduite. L’artiste israélien nous emmène une fois de plus dans des lieux, et des souvenirs très différents qu’on visite toujours avec plaisir en sa compagnie.
 

 


 
      Ainsi, dans la pièce principale de la galerie, on fait face à 3 grand formats d’un peu moins de 2m d’envergure. On découvre avec grand plaisir que Guy Yanai s’est remis à peindre des intérieurs, comme il avait pu en peindre il y a quelques années. A titre d’exemple allez jetez un oeil à ces expositions Battle Therapy Living Room ou encore First We Feel Then We Fall. Vous pourrez constater par la même occasion comme son style  a évolué. les formats ici sont un peu moins grands mais les compositions géométriques qui résultent de ces images sont tout aussi complexes et totalement jouissives pour nos yeux. C’est le cas notamment de la peinture intitulée Kitchen avec laquelle on peut aller se perdre dans de nombreuses zones différentes comme si on évoluait nous même d’une pièce à l’autre de l’environnement peint par l’artiste.
 


 
      Pour ce trio d’œuvres, Guy Yanai s’est inspiré de sources très différentes. Ainsi pour Kitchen, Guy Yanai a peint sa propre cuisine mais en revanche pour Club Med Serre Chevalier l’artiste a utilisé comme référence des photos prises sur internet.  Enfin pour  The Piano Lesson l’artiste a peint sa propre version de la peinture de Matisse qui porte le même nom. On ne revient pas sur la fameuse technique de peinture à l’huile de l’artiste dont on a déjà parlé plusieurs fois, ici on notera juste que différentes tailles de pinceau ont été utilisés ce qui donne des lignes de peintures plus larges à certains endroits,  les changements de rythme occasionnés sont intéressants. Cette manière de peindre donne un rendu qui est propre au travail de l’artiste mais elle a aussi pour conséquence de permettre à chacun de s’approprier ces peintures. On a souvent parler de cet aspect pixellisé qu’on les œuvres de l’artiste, elle sont en quelques sorte en basse résolution, forcément les détails disparaissent et avec eux certaines informations, la localisation devient difficilement identifiable, l’enfant de la Leçon de Piano de Matisse pourrait être un enfant que l’on connait, l’hôtel de la station de ski une carte postale, une photo souvenir de nos propres vacances. Avec cette « low resolution », l’image qui se dessine ligne par ligne sur la toile permet à l’artiste de s’imprégner totalement de son sujet, de son souvenir. Nous aussi à notre tour, en décryptant l’œuvre tout doucement, notre œil guidé par les traits de pinceau, on se remémore en douceur certains voyages, certains moments, certaines couleurs. A voir en vrai jusqu’au 29 avril prochain à Paris.

 

 
 
Guy Yanai Love of Beginnings @ Galerie Derouillon

jusqu’au 29 avril 2017 à Paris

 

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