Geoff McFetridge – Poem For The Literates @ Volta 13

      Fin de semaine dernière, la V1 Gallery avait un stand à Volta13, foire d’art contemporain, satellite d’Art Basel. Elle y présentait Poem For The Lirerates, une exposition personnelle de Geoff McFetridge avec de nouvelle peintures mais aussi, plus étonnant, des sculptures et des travaux sur photos. Retour en images sur ce solo show.

      Dans Poem For The LireratesGeoff McFetridge a travaillé sur le thème du motif, et notamment des motifs de feuillages. Dans son travail de designer graphique, l’artiste a été amené a créer des tissus et autre papiers-peints basés sur de tels motifs. Mais au delà du pur aspect graphique, l’artiste est venu à nouveau puiser dans sa mémoire pour réaliser ces nouvelles oeuvres: elle traduisent notamment sa relation à la Nature, née durant son enfance passée dans son Canada natal et ses forêts.

      Le motif est aussi une relation subtile entre entre les images et le vide, écoutons Geoff McFetridge nous en dire un peu plus à propos des oeuvres de l’expo:

     

I was drawn to work in textiles and wallpaper as a way to use imagery in a borderless and continuous way. These graphic patterns depicted forests and puddled parking lots where nature bled into my own teenage memories of playing and partying in the woods. I fused my personal history with the sub-cultural graphics it was written in. The images pooling and melting into pattern… This current series of paintings reintroduces an understanding of nature as both a pattern and an illegible typography. Nature as space and counter-space the painting’s subject becoming an exception to both figure and ground. In typographic terms the counter-space is the missing piece of a letter, the hole in an O.

 

Considering a C, however, the “missing” piece is not the counters pace but an implied part of the form itself; a loss that makes it legible. In these paintings the images are floating on raw canvas, the acrylic reveals itself not as a mark, but as a surface. Absent of a background, content is brought to the fore as if suddenly the plinth has become the sculpture. Patterns interest me as an image maker in constant struggle with my relationship to images. I am interested in the experience that is produced when seen by the viewer. The paintings are composed according to a basic code fairly obvious in most of the works. Each piece is distinguished from adjacent shapes by a subtle shifts in color. These new works lean more on the predictability of pattern; borderless and flat, yet engaged with something dark. What we are looking at could be a swatch from an even larger figure, un-seen at the current scale. Rolling out a bolt of camouflage printed canvas is like moving through a forest.

 

Moving through the wilderness is akin to a sensation of reality unfolding. We move up the mountain to find the edges of our understanding of a landscape. To find the edges of our visual or consumer oriented landscape we are challenged to consume more, but at what point do we fall off the peak, get lost, or struggle as hypoxia sets in. The paintings may not be protest art but thanks to the very global nature of conflict and consumerism, the viewer is literate in its text, refining the counterspace of nature, like a logo, radiating not as individuals but as militarized brands.

 

      Comme dit plus haut, ce solo show est l’occasion de découvrir des sculptures reprenant elles-aussi le motif utilisé dans les peintures, une feuille de monstera. Il s’agit d’éditions à trois exemplaires pour chaque couleur, d’une hauteur de 65cm elles ont été réalisées en acier puis peintes. Alignées sur mur, elles semblent flotter sur celui-ci. Comme l’explique Geoff McFetridge dans les propos précédents en prenant pour exemple la lettre C, les échancrures de la feuille ici sur ces sculptures plates viennent révéler la forme, et ce sont les vides qui deviennent finalement la sculpture elle même.

      On terminera en disant quelques mots sur cette série de photos encadrées, l’artiste les a appelées « paintings that did not happen ».  En fait pour être précis ce sont des tirages photos (de toiles vierges) en impression jet d’encre sur lesquels Geoff McFetridge est venu peindre à l’acrylique ses esquisses, ses études. Ainsi, même si celles-ci sont restées à l’état d’étude elles ont d’une certaine manière accompli leur chemin, aboutissant à cette forme parallèle entre l’idée et la l’existence physique.

       Comme d’habitude, on est vraiment émerveillé devant la pureté du travail de Geoff McFetridge, et que ce soit avec ces nouvelles sculptures ou ces peintures sur photos inédites, on est toujours sous le charme de cette poésie visuelle que nous récite l’artiste. On termine en vous disant qu’un zine a été édité pour l’occasion (photos ci-dessus), il présente en 39 pages format14,5 X 21,5 cm, des photos des oeuvres mais aussi quelques vues du studio, en mode work in progress, prises par l’artiste lui-même. L’ouvrage est vendu au petit prix de 7€ sur le shop en ligne de la V1 Gallery ici, par contre les frais de ports sont relativement donc essayer de voir si vous pouvez faire une commande groupée avec quelques camarades ou alors commandez d’autres bouquins sur leur shop.

 

All pics courtesy of Geoff McFetridge  & V1 Gallery

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