Galerie At Down – L’ Entretien avec view


 

Quelle bonne idée a eu la galerie At Down, pour sa deuxième exposition que d’avoir choisit Jonnystyle.
En plus d’être connu et reconnu pour ses œuvres picturales et murales, il est aussi un Enfant du Pays car lui aussi issu de cette charmante ville de Montpellier.
On en a donc profité pour faire une petite interview express du maitre des lieux : Philippe Lefèvre.


 

EMP- Peux tu te présenter et expliquer ton parcours ?
P.L.- Je m’appelle Philippe Lefèvre, j’ai 45 printemps (et autant d’hiver). J’ai découvert le graffiti en arrivant sur Paris en 1988 pour finir mes études. Je me suis dit « qu’est-ce que c’est que ces trucs ? » Et j’ai fait des photos. Très vite, j’ai trouvé le livre Spraycan art et cela a été une révélation. Le graffiti était présent dans tous les pays disposant de magasins vendant des bombes de peintures aérosol. J’ai compris qu’avec ce nouvel outil, nous étions à l’aube d’un mouvement pictural majeur. Depuis cette époque, je me suis passionné pour le graffiti et j’ai eu la chance de faire plein de choses liées à cette Culture.

 

-Pourquoi l’envie de créer une galerie?
Le kiffe des œuvres et la rencontre avec les artistes.

 

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-D’où vient le nom At Down?
Le nom a été créé par Vania, Un graffeur très célèbre à l’intérieur du mouvement graffiti. At down est à la base un magazine dont le premier numéro est sorti en 1997. Il y a eu depuis 4 magazines et 2 livres.

 

-Comment as tu trouvé le lieu? Est ce important pour une galerie?
Je voulais avenue Foch, mais je n’avais pas « le compte qui va avec ».
Donc je connaissais ce lieu et je me suis dit : « c’est là ».
Bien sur que c’est important le lieux. A la galerie At Down, l’espace est chargé d’histoire (13ème siècle) et les murs de futur, avec des œuvres du 21ème siècle.

 

-Financièrement comment s’est passée la mise en place de la galerie?
En un mot : crédit.

 

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-Combien êtes vous pour la gérer?
2, Nicolas Pinelli et moi-même.
Après j’ai un groupe d’amis sans qui cette aventure n’aurait jamais pu voir le jour. Je leur dit un grand merci.

 

– La galerie sera uniquement portée sur le graffiti ou comptez vous vous ouvrir à d’autres modes d’expression tel que la photo, le dessin, graphisme,l’illustration?
Tous ces modes d’expressions seront présents dans la galerie et auront une racine commune « le graffiti ».

 

-Comment se passe au quotidien la vie d’un galeriste?
La galerie a ouvert il y a moins de 2 mois et mon quotidien est centré sur :
– gérer au mieux le présent, notre deuxième exposition Jonnystyle « l’enfant du pays »,
– et organiser le futur notamment la fin du calendrier 2013 et celui de 2014.

 

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-Comment choisis tu les artistes que tu exposes, cela se fait-il de façon naturel au gré des rencontres ou as tu une démarche active, démarches tu les artistes et les traques tu jusqu’au plus profond de leur tanière?
Ça dépend, il y a ceux que je connais, ceux que Nicolas connait et la liste de ceux qu’on aimerait bien avoir et qu’on essaie de contacter.

 

-Pour toi y a t’ il une différence entre Paris et la province? N’as tu pas peur d’un manque de visibilité? De clientèle?
Oui, il y a forcément une différence… Ou tu choisis 300 collectionneurs d’art au km2 ou 300 jours de soleil par an….
Mais internet rétabli un certain équilibre et à la galerie Nicolas est en train de mettre en place tous les outils nécessaires, ça devrait aller.

 

-A qui destines tu les œuvres qui sont présentées?
A TOUS. Et avant tous, à ceux qui vont les acheter… car sans eux, il n’y a pas de galerie…

 

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-Comment gères tu les prix des œuvres? un smic = une œuvre papier? Trois smic = une toile?
C’est l’artiste qui choisit le prix de son œuvre. On peut en discuter ensemble, mais c’est toujours lui qui décide à la fin.

 

– Quelle est ton avis sur le « mouvement » street art en France artistiquement parlant?
Il est riche

 

-Et plus particulièrement sur les galeries à l’heure ou des galerie de renom parisienne ferment leur porte?
C’est sur que c’est une activité difficile… aléatoire…et puis il y a des cycles…

 

-Une opinion sur le système de ventes aux enchères? Pour, contre ou bien au contraire? Cela fait-il du tord aux galeries?
Avant d’être galeriste, j’ai vendu des œuvres au travers d’Art Curial mais je crois que je ne le referai plus.
Tort aux galeries : A certaines « oui » et à d’autres « non ». Ça dépend de la taille et de la capacité financière de la galerie.

 

-Quelles sont tes envies, tes objectifs pour la galerie?
Continuer à faire des expositions intéressantes et que la galerie se développe.

 

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-Quel rythme pour les expos? une par mois, tout les 2 mois, au feeling?
6 en 2013. Il y en aura plus en 2014.

 

-La dernière question et peut-être la plus importante: Faut il détruire un mur dans la rue pour voler une œuvre d’artiste pour la revendre ensuite dans une ventes aux enchères? Et Banksy…. C’est un peu nul ce qu’il fait,non?
Je ne suis pas plus au courant de l’histoire que ça. 2 – 3 personnes m’en ont parlé mais c’est impossible de faire ça. Du moins sans l’accord de l’artiste. Tu achètes un produit volé à un receleur pas à une maison de vente…
Après Banksy m’a fait aimer le pochoir et je trouve l’ensemble de son œuvre surpuissante….Chez lui, une image = 10 000 mots.

 

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Galerie At Down
20 rue du plan de l’olivier
34000 Montpellier
France
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h.

 
 
 

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