Opening: Mission Paul Loubet

Quand :
2 décembre 2017 @ 15 h 00 min – 20 h 00 min
2017-12-02T15:00:00+01:00
2017-12-02T20:00:00+01:00
Où :
Galerie Bomma (Paris)
49 Rue de la Cour des Noues
Paris

MISSION PAUL LOUBET – GALERIE BOMMA

Nous avons le plaisir de vous inviter à la prochaine exposition de la Galerie BOMMA « Mission Paul Loubet », quatrième exposition personnelle de Paul Loubet et premier solo en France.

Du 2 au 10 Décembre 2017,
Vernissage le samedi 2 Décembre à partir de 15h,
49 Rue de la Cour des Noues, Paris 20

Un superviseur peut superviser correctement trente caméras.
La Ville de Paris possède 1105 caméras fixes.
Combien de superviseurs faut-il pour surveiller Paris ?

Un drone évolue dans un rayon de 100 mètres autour de son superviseur.
La Ville de Paris mesure 105 km2.
Combien de drones faut-il pour surveiller totalement Paris ?

Un superviseur ne peut piloter qu’un drone à la fois.
50% des Parisiens ont la capacité financière et l’adresse nécessaires à l’acquisition d’un drone.
Paris compte 2,2 millions de Parisiens.
A quel point est-il nécessaire que la sécurité soit l’affaire de tous ?

Les enfants naissent avec les technologies de leurs pères dans les gènes.
Pour un enfant né après aujourd’hui, est-ce que piloter un drone serait une gêne ou un jeu d’enfant ?

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À travers cette proposition, Paul Loubet révèle avec finesse le statut ambigu des objets technologiques en projetant sur ces items un univers ludique et onirique qui rappelle la naïveté de l’enfance. A la manière d’un enfant qui transforme un bâton en fusil, Paul utilise le bois de manière brute et primitive pour faire émerger des objets d’inspiration technologique. Par la simplification des formes et la fragilité des mécanismes, il ramène l’objet à son essence formelle. En exacerbant l’aspect « ludique » de ces technologies, l’artiste pousse à envisager leur puissance néfaste. Artefact ou véritable console de jeux pour adulte, les jouets injouables de Paul Loubet soulèvent des questions éloignées de l’imaginaire enfantin.

Les drones que crée l’artiste font désormais partis des thèmes récurrents de sa mythologie. Protagonistes à part entière, les drônes autonomes de Paul Loubet se pilotent sans intervention humaine.

La palette est minimaliste, les formes simples, à la limite de l’abstraction, Paul simplifie, réduit, compartimente. Les formats sont grands et les protagonistes minuscules, effet vertigo sur toile, il fait cohabiter grand espaces et modèles réduits. La touche est naïve, brute, celle d’un peintre, qui malgré sa volonté de géométriser et de compartimenter, sort du cadre et n’est pas d’une perfection sans faille.

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