Expo: Eric Croes – Ni Gris, Ni Vert

Quand :
9 mai 2018 @ 18 h 01 min – 16 juin 2018 @ 19 h 00 min
2018-05-09T18:01:00+02:00
2018-06-16T19:00:00+02:00
Où :
VNH Gallery - Project Space (Paris)
108 RUE VIEILLE DU TEMPLE 75003 PARIS

ERIC CROES

“NI GRIS, NI VERT”

VNH Gallery est heureuse d’annoncer l’exposition personnelle de l’artiste Eric Croes intitulée « Ni gris, ni vert » (9 mai – 16 juin 2018) au sein de son project space.

Se consacrant depuis plusieurs années à la céramique, Eric Croes affectionne cette technique millénaire qui lui permet de travailler une infinité de possibilités et d’expérimentations dans une démarche où chaque sculpture l’amène à découvrir des nouvelles formes et couleurs. Dans cette approche créative, la silhouette finale est le fruit d’un processus complet qui commence par la collecte d’idées et la réalisation de nombreux croquis. Rapprochant le modelage à la pratique du dessin et l’émaillage à la peinture ; Eric Croes conçoit ses céramiques comme des collages dont jaillissent des formes, associations et mutations qui s’articulent et se complètent pour devenir de parfaits supports à la rêverie et à l’imagination.

« La barmaid avait dix-huit ans

Et moi qui suis vieux comme l’hiver

Au lieu de me noyer dans un verre

Je m’suis baladé dans le printemps

De ses yeux taillés en amande

Ni gris, ni verts »

Le titre de l’exposition, « Ni gris, ni vert », allusion au refrain de la célèbre chanson « Comme à Ostende » écrite par Léo Ferré et Jean-Roger Caussimon, évoque ici « Le bleu belge » : savant mélange de gris et de vert que l’on retrouve aussi bien dans le ciel et l’eau de la mer du nord que dans les yeux de la barmaid citée dans le texte. « Aux chevaux de la mer qui fonçaient, la tête la première et qui fracassaient leur crinière devant le casino désert » se mêlent les souvenirs d’Eric Croes durant ses vacances à la Mer du Nord: Ostende, ville natale de James Ensor le peintre aux masques grotesques et intimidants, les tatouages qui parcourent les bras des pêcheurs de crevettes jusqu’au bout de leurs doigts, une visite du voilier-école « Le Mercator », les lampes artisanales réalisées par sa grand-mère à l’aide de bouteilles d’eau de vie, les monstres marins des aquariums, les distributeurs de bonbons ; autant de souvenirs qui s’entrechoquent dans ces céramiques polychromes et dont le sobre éclairage tamisé par des cordages patinés par le temps permet cependant de distinguer tous les détails des quatorze sculptures exposées, comme les quatorze chapitres d’une « mythologie personnelle ».