Charlie Billingham – The Comforts of Bath @ Moran Bondaroff

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      L’artiste londonien Charlie Billingham présente actuellement The Comforts of Bath, sa nouvelle exposition qui se tient à la galerie Moran Bondaroff. C’est sa seconde venue dans la galerie de Los Angeles et une fois de plus l’artiste dévoile des travaux dans lesquels il se réapproprie le genre de la caricature qu’on retrouve dans de nombreux dessins et gravures de fin XVIII et début du XIXème siècle.

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     Ce nouveau show est relativement imposant: Charlie Billingham est venu avec de nombreuses toiles parfois, celles-ci sont parfois combinées avec des tapisseries tandis que d’autres trouvent place sur un long mur avec un décor de colonnes de marbres peintes par l’artiste. On peut aussi découvrir des installations: tout d’abord une oeuvre mixte mêlant sculptures et tapisserie, mais il y aussi un paravent très érotique, on dira même pornographique, composé d’une série de cinq toiles avec gros plan sur des coïts très colorés, le clou de l’exposition à n’en pas douter.

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Etonnamment, ce genre qui semblerait désuet dans un musée apparait ici sous un tout autre jour. Charlie Billingham n’extrait que des morceaux de ces dessins d’antan, et les repeint en gros, en gras et avec des couleurs très vives, pétantes. Le travail satirique des artistes de l’époque décrivait des scènes de notre société, parfois avec un humour indulgent mais aussi parfois avec une critique féroce des moeurs de la classe bourgeoise. Le titre de l’expo, The Comforts of Bath, fait justement référence à la série de dessins du même nom, réalisé par l’artiste anglais Thomas Rowlandson en 1798. Celle-ci décrivait la scène sociale et médicale de la ville de Bath, située dans le sud-ouest de l’Angleterre.

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      La comédie humaine est un sujet intemporel et le travail de Charlie Billingham ne nous renvoie finalement pas à cette époque d’il y a quelques siècles mais nous évoque directement nos propres élites contemporaines. Ainsi, le paravent érotique qui se tient au milieu de la galerie nous laissera imaginer quelques parties fines impliquant politiques et autres sommités mondaines. Avec ces gros plans et ces visages absents du cadre, l’artiste rend le propos d’une certaine manière universelle. Aussi en peignant en grand des parties de dessins et gravures à l’origine très fines, le trait est devenu plus gras, plus grossier. Finalement on se retrouve avec des sentiments partagés, comme par exemple lorsqu’on regarde cette farandole de gros culs de toutes les couleurs qui se dandinent en rythme sur les toiles accrochées au mur, comique et grotesque à la fois. Le travail de Charlie Billingham est décidément surprenant mais au final très jouissif à voir. Voici quelques autres photos.

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All pics courtesy of Moran Bondaroff Gallery

 
 
Charlie Billingham – The Comforts of Bath @ Moran Bondaroff

Jusqu’au 29 octobre à Los Angeles.

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