Céleste Boursier-Mougenot @ Galerie Xippas

Toujours partant pour de nouvelles aventures, nous nous sommes rendu à la Galerie Xippas pour découvrir le travail de Céleste Boursier-Mougenot.

Et quelle aventure !

Tout d’abords pour accéder à l’exposition, il nous a fallu gravir un « escalier oeuvre » digne de la conquête de Machu Picchu. Ma première réaction fût une pensée pour toutes les mamies qui ne pourraient y parvenir de peur de se casser le col du fémur. Mais ce ne fût qu’éphémère, la joie m’envahissant à l’idée de n’avoir point de retraités ne sachant que faire de leurs journées, sinon de faire perdre leur temps à de jeunes bloggeurs plein entrain cherchant à prendre une photo pour partager leur passion.

 

 

Ce fût donc plein d’énergie que je m’élançais dans l’ascension comme un Indiana Jones citadin à la recherche de l’exposition perdue. Et comme ce cher explorateur cinématographique j’allais vite désenchanter.

Je vous explique. Avant d’aller à l’exposition, comme tout baroudeur mondain, je me renseigne sur la météo, l’artiste, le concept, la typographie de la jungle urbaine… Et sur le site de la galerie j’ai pu lire :

« Le travail de Céleste Boursier-Mougenot explore le potentiel musical de lieux, de situations ou d’objets, souvent issus du quotidien, pour créer des dispositifs où le mouvement et le son plongent la conscience du spectateur dans la fascination envoûtante de ce qui n’a de cesse d’advenir. Musicien de formation, compositeur de la compagnie Pascal Rambert dans les années 80-90, Céleste Boursier-Mougenot est aujourd’hui une figure majeure de l’installation sonore dans le paysage de l’art contemporain international. »

« Ho chouette », me suis je dit, sans doute quelque chose comme de la musique concrète, de l’expérimentation à la Pierre Henry !

 

Mais que nenni !

Je sais bien que plusieurs années d’écoutes intensives de musique de jeunes à fort volume ont altéré ma perception auditive, mais je n’ai rien entendu. J’ai eu beau essayer d’écouter les cailloux chanter, pas le moindre son ; comme un célèbre chansonnier français, que le téléphone pleure, mais rien…

 

 

Peut être une histoire de chakra sans doute.

Ou alors ce lieu n’a aucun potentiel musical et ces cailloux n’ont rien à dire, trop gros pour nous raconter des histoires de jeux d’osselets et de ricochets. Bref une vie bien moins trépidante que celle d’un aventurier.

 

Céleste Boursier-Mougenot

Jusqu’au 20 Octobre

Galerie Xippas

108 rue vielles du Temple

75003 Paris

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