Aurel Schmidt – I Rot Before I Ripen @ P.P.O.W

      Après sa petite exposition de cet été en Grèce, Aurel Schmidt présente cette fois un show bien plus conséquent à New York chez P.P.O.W. L’exposition en question a ouvert le 7 septembre dernier et s’intitule I Rot Before I Ripen ce qui signifie « Je pourris avant de mûrir » , un titre qui n’étonnera pas les amateurs de l’artiste.

      L’exposition  I Rot Before I Ripen présente plusieurs séries d’oeuvres différentes mais ce qui frappe de suite c’est la taille des formats utilisés, ce sont pour certains les plus grands papiers sur lesquels l’artiste a dessiné et on retrouve avec plaisir des dessins très complexes, où grouillent toutes sortes d’animaux, d’insectes, de fleurs mais aussi des squelettes, pénis et autres vulves. Dans cet amalgame organique se mêle la vie, le sexe, la mort, les thèmes récurrents de l’artiste. Ces nouveaux grands dessins sont toujours aussi fascinants, et le triptyque qui porte le nom de l’expo est un memento mori de toute beauté, digne des plus belles réalisations de l’artiste. Il y a aussi quelques grands formats dans le prolongement de son expo Night Music, avec des nuées de papillons comme dans cette fresque qu’Aurel Schmidt avait dessinée sur un mur à Mykonos.

      Vous l’aurez remarqué tous les nouveaux dessins sur papier présentés dans cette exposition sont en noir et blanc, l’artiste n’a pas utilisé ses crayons de couleur cette fois-ci. Même si on peut regretter de ne pas voir à l’oeuvre toute la technique de l’artiste, ce choix du monochrome impose une nouvelle tonalité à son travail, plus sombre,  brute et sauvage. Cela s’illustre avec les dessins d’animaux disséminés dans l’accrochage, des petits rats skateurs aux pieds des murs et de vieilles chattes rigolardes qui s’étendent tout en hauteur et observant leurs futures proies du coin de l’oeil.


      Mais l’exposition ne s’arrête pas là, Aurel Schmidt a aussi préparé une installation assez mémorable, avec toute une série de thirts étendus sur des cordes à linge. Les tshirts en questions ont été peints à la main par l’artiste avec également tout un tas d’objets collés comme l’artiste l’a souvent fait sur papier. On remarquera aussi que ceux-ci sont survolés par une chatte aux ailes de chauve-souris, toute poitrine et langue dehors. L’installation est très crue, car la plupart de ces peintures sur tissus mettant en avant de grands phallus en érection ou en pleine éjaculation. Pour info beaucoup des tshirts utilisé appartenaient à des figures masculines de l’entourage d’Aurel Schmidt, son ex mari, ses ex tout court et aussi son copain actuel, rappelant la grande part autobiographique que peut avoir son travail.

      Dans cette fête du pénis sur tissu, où le mâle est célébré comme un objet sexuel, se mêlent d’autres objets de désir, comme les logos des marques hype Supreme ou Palace. Dès lors le caractère érotique et viril qu’aurait pu revêtir ces tshirts est quelque peu tourné en ridicule avec cette autre fétichisme auto-masturbatoire de la streetwear branchée. Mais ceci n’est qu’un exemple parmi d’autre et tout un tas de références et de détails se sont glissés dans cette série d’oeuvre pour le moins marquante, du coup on vous a mis quelques photos de certaines d’entre elles ci-dessous avec d’autres images de l’expo.

All pics courtesy of Aurel Schmidt and P.P.O.W

 
Aurel Schmidt – I Rot Before I Ripen @ P.P.O.W

du 7 septembre au 7 octobre 2017 à New York

 

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